RÉFÉRENTIEL DE COMPÉTENCES ECM

L’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire répond à la conviction que le monde pourrait être plus juste, plus égalitaire, plus respectueux des droits et de la dignité des êtres humains qui y habitent, en particulier des femmes. La situation actuelle n’est pas une fatalité. Elle peut s’améliorer durablement si de nombreuses personnes se mobilisent.
 
Chacun-e dispose de leviers pour changer les choses. Nous consommons, épargnons, voyageons, travaillons, influençons nos amis, soutenons des organisations, votons, interpellons les décideurs politiques et économiques, etc. Actionner ces leviers de façon utile et pertinente pour que le monde
soit meilleur pour tous, cela s’apprend.
 
 
 
 
 
 
 
Les compétences à acquérir sont nombreuses et couvrent tous les registres. On sera un·e « meilleur·e » citoyen·ne mondial·e et solidaire si :
  • on a pris connaissance des conditions de vie des autres, ailleurs dans le monde ;
  • on comprend le fonctionnement d’un monde dont toutes les parties sont de plus en plus étroitement interconnectés, qui forme un ensemble ;
  • on adhère à des valeurs, on accorde du prix à la justice, à la solidarité ;
  • on est capable d’agir, de s’organiser, surtout collectivement ;
  • on a confiance dans son pouvoir, on est convaincu-e que l’on peut changer les choses.
Distinguer les savoirs, savoir-faire et savoir-être est un peu artificiel. Dans la réalité, on progresse dans plusieurs dimensions à la fois qui se renforcent mutuellement. Par exemple, passer à l’action appelle au renforcement de savoirs et, inversement, découvrir le monde suscite l’envie d’agir. L’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire n’est pas un fil que l’on déroule, mais un édifice que l’on bâtit, puis que l’on entretient.
 
Cela signifie notamment que, si l’on s’en tient à l’éducation “de base” en la matière – celles des jeunes de moins de 18 ans –, l’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire implique l’acquisition graduelle et ordonnée de compétences diverses. Il faut élaborer un plan pour que, sur des fondations solides s’édifient peu à peu une conscience, une indignation, un discernement, une compréhension et un engagement.
 
C’est un exercice à la fois confus car il ne suit pas une séquence claire et extrêmement ordonné : certains éléments sont prérequis à l’émergence d’autres, et les facultés cognitives ne sont pas les mêmes à tout âge.
 
De 3 à 18 ans, on a 15 ans pour édifier un·e citoyen·ne conscient·e de son impact sur le monde et s’engageant à le rendre meilleur. Il y a du travail à tous les étages, à tous les âges.